Cours de l’or et de l’argent, prix de pièces d’or, lingots d’or & bijoux en or - Gold & Silver - Agence BDOR : achat, vente & rachat d’or

Ligne directe : 03 88 234 234

L'Allemagne s'y oppose, mais l'UE investit 800 millions € dans cette centrale nucléaire stratégique

La BEI débloque 800 millions d'euros pour rénover la centrale roumaine de Cernavodă, un tournant net dans sa politique nucléaire.

Temps de lecture : 3 minutes

L'Allemagne s'y oppose, mais l'UE investit 800 millions € dans cette centrale nucléaire stratégique

Abonnez vous à nos actualités - Newsletter BDOR Kessel

En bref

  • La BEI a validé le 17 juillet 2026 un prêt de 800 millions d'euros pour rénover l'unité 1 de la centrale roumaine de Cernavodă

  • Le projet doit prolonger de 30 ans la durée de vie du réacteur, jusqu'aux alentours de 2060, pour un coût total estimé à 3,2 milliards d'euros

  • La banque n'avait plus financé de nouveau réacteur nucléaire depuis plus de trois décennies avant ce dossier

  • Le montage financier associe JP Morgan, l'État roumain et un contrat pour différence sur 30 ans garantissant des revenus stables

  • D'autres projets nucléaires attendent désormais un feu vert similaire, en Pologne, en Tchéquie, en Bulgarie et ailleurs en Europe

Un feu vert que personne n'attendait plus

Le 17 juillet 2026, la Banque européenne d'investissement a approuvé un financement de 800 millions d'euros destiné à Nuclearelectrica, l'opérateur roumain de la centrale de Cernavodă, selon un communiqué officiel publié par l'European Investment Bank (juillet 2026). L'argent doit servir à rénover en profondeur l'unité 1 du site, mise en service en 1996, pour prolonger sa durée de vie de trente années supplémentaires. Sur le papier, la décision paraît technique. Elle ne l'est pas.

La banque, propriété des vingt-sept États membres de l'Union européenne, n'avait plus financé de nouveau réacteur depuis plus de trois décennies. Son rapport à l'atome a longtemps oscillé entre méfiance ouverte et prudence calculée. Ce dossier roumain rompt avec cette ligne, et il s'inscrit dans un package global de 17,4 milliards d'euros validé le même jour, incluant également des financements pour des passages frontaliers Ukraine-UE.

A lire aussi : L'or bat des records pendant que les marchés mondiaux retiennent leur souffle face aux tensions géopolitiques

Cernavodă, un cinquième de l'électricité roumaine sur les bords du Danube

Le site, situé à environ 60 kilomètres à l'ouest de Constanța, abrite depuis 1996 la seule centrale nucléaire du pays, exploitée par Nuclearelectrica, entreprise majoritairement détenue par l'État roumain. Deux unités CANDU-6 canadiennes de 650 mégawatts fonctionnent aujourd'hui, fournissant à elles deux près de 20 % de l'électricité consommée dans un pays de 19 millions d'habitants qui cherche à réduire sa dépendance aux énergies fossiles importées.

Le chantier de rénovation de l'unité 1, engagé dès 2017, entre dans sa phase la plus lourde entre 2027 et 2029 : arrêt complet du réacteur, vidange de l'eau lourde, retrait du combustible, puis remplacement de 480 canaux combustibles et 960 tubes d'alimentation. Cosmin Ghita, dirigeant de Nuclearelectrica, avance que l'unité rénovée représentera « 9 % supplémentaires de production annuelle d'énergie propre, sûre et stable pour la Roumanie sur la période 2030-2060 ». Le coût total du projet atteint 3,2 milliards d'euros.

Selon notre expert : Le cours de l'or s'envole alors que l'incertitude financière pousse les épargnants vers les valeurs refuges

Un financement construit sur plusieurs briques

Bucarest a assemblé un montage qui mobilise plusieurs guichets à la fois. Un premier contrat de 540 millions d'euros a été signé en septembre 2024 avec un syndicat bancaire mené par JP Morgan. L'État roumain complète avec une subvention directe de 600 millions d'euros et des garanties couvrant les autres prêts. Un contrat pour différence bilatéral sur 30 ans, mécanisme popularisé à Hinkley Point C au Royaume-Uni en 2013, garantit à l'opérateur des revenus stables quel que soit le prix de marché de l'électricité.

Ce type de dispositif rassure les prêteurs et abaisse mécaniquement le coût du crédit, puisque le risque commercial est en grande partie neutralisé. L'assemblage roumain illustre une réalité simple : le nucléaire ne s'auto-finance plus depuis longtemps, et boucler un budget de plusieurs milliards d'euros suppose désormais de convaincre banques publiques, Commission européenne et investisseurs privés simultanément.

La BEI renoue avec l'atome après des décennies de blocage

Entre 1990 et 2024, aucun nouveau réacteur européen n'avait été financé par la banque, dont la politique énergétique, révisée en 2019 puis en 2023, privilégiait nettement les renouvelables. Ce blocage tenait à une fracture politique persistante : l'Allemagne, l'Autriche, le Luxembourg, l'Irlande et le Portugal restaient franchement hostiles à l'atome, tandis qu'une « Alliance nucléaire » regroupant la France, la Roumanie, la Pologne, la Suède ou encore la Finlande plaidait pour son inclusion dans les stratégies de décarbonation.

L'arrivée de l'Espagnole Nadia Calviño à la présidence de la BEI en 2024 a changé la donne. Dans une interview accordée au Financial Times fin 2024, elle affirmait que l'Europe ne pouvait pas rester en retard sur les petits réacteurs modulaires. Depuis, les prêts nucléaires s'enchaînent : 400 millions d'euros pour Orano au Tricastin fin 2024, 75 puis 90 millions d'euros pour TVO en Finlande en 2025, selon NucNet (septembre 2025), et désormais 800 millions d'euros pour la Roumanie. Le mouvement dépasse d'ailleurs la seule BEI, puisque la Banque mondiale a levé sa propre interdiction de financer le nucléaire civil en juin 2025, après plus de soixante ans d'exclusion, comme le rapporte ANS Nuclear Newswire (novembre 2025).

Le vrai test reste devant nous

Financer la modernisation d'un réacteur existant reste plus consensuel que financer la construction d'un site neuf. Le dossier roumain bénéficiait d'ailleurs d'un contexte particulièrement favorable : la Roumanie partage une longue frontière avec l'Ukraine, ce qui donne au projet une dimension de sécurité énergétique face à la Russie difficile à contester ouvertement au sein de la banque.

D'autres dossiers attendent pourtant leur tour : les unités 3 et 4 de Cernavodă, gelées depuis 1990, la première centrale polonaise de Lubiatowo, l'extension tchèque de Dukovany, le site bulgare de Kozloduy, sans oublier les projets de petits réacteurs en Suède, au Royaume-Uni et en Slovaquie. Tous réclament des dizaines de milliards d'euros sur la décennie à venir. La question posée à la BEI est désormais celle-ci : jusqu'où ira-t-elle sur les projets neufs, là où les fractures politiques entre États membres restent vives ?

Sécuriser son épargne face aux mutations énergétiques et financières

Ces bascules dans les stratégies énergétiques européennes rappellent, une fois encore, la nécessité de diversifier son épargne en dehors des circuits strictement bancaires. Les métaux précieux, sous forme de lingots d'or et d'argent ou de pièces d'or, restent des valeurs tangibles recherchées par les épargnants soucieux d'une logique de débancarisation. Détenir une partie de son patrimoine hors des institutions financières classiques permet de se prémunir contre les aléas réglementaires et les mutations économiques, dans un contexte où les grands équilibres énergétiques et monétaires se redéfinissent à l'échelle du continent.

Sources : BDOR - European Investment Bank (juillet 2026) - ANS Nuclear Newswire (novembre 2025) - NucNet (septembre 2025)

Prenez en main votre patrimoine : que faire maintenant ?

Partager l'article :

Découvrir aussi

Franchises médicales à 200 euros : la mesure qui risque d'alourdir la facture de nombreux Français
5 août 2026
830 € en moins par jeune ? La décision du gouvernement qui fait déjà bondir les missions locales
5 août 2026
La justice ordonne la destruction de quatre réserves d’eau : les agriculteurs sous le choc
5 août 2026

Diversifiez vos achats d’Or physique en investissant dans des lingots d’Or, des Onces d’Or ou des pièces d’Or.

Appeler l'Agence BDOR 03 88 234 234 03 88 234 234

 

ACHAT D’OR EN LIGNE - AGENCE BDOR

 

L’Agence BDOR, experte en métaux précieux vous informe sur l’actualité de l’or, le cours de l’or, de l’argent ainsi que sur les pièces et lingots d’or d’investissement. Vous souhaitez acheter de l’or, rendez-vous dans notre rubrique d’achat d’or en ligne.

 

Acheter de l'or

 

Prix de l'Or

Mise à jour le 04/08/2026 à 13h30
Lingot d'Or 1 Kg113 790,00 €+0,00 %
Lingot Or 500 Gr56 940,00 €-4,14 %
Lingot Or 100 Gr11 410,00 €-5,31 %
20 Francs Napoléon Or684,90 €+3,01 %
20 Francs Coq Marianne Or684,90 €+3,01 %
20 Francs Suisse Or689,00 €+6,49 %
50 Pesos Or4 180,00 €-2,79 %
Souverain Or858,00 €+3,62 %
 

TOUS LES COURS DE L'OR

 

NOUS SOMMES SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX

 

 


CONTACTEZ UN EXPERT

 

 

Appeler l'Agence BDOR 03 88 234 234 03 88 234 234


NOTRE NEWSLETTER

Inscription Newsletter BDOR

 

Contact Agence BDOR Restez informés !


ACHAT OR SÉCURISÉ

 Livraison Offerte et Assurée

 

Appeler l'Agence BDOR 03 88 234 234Acheter de l'or en ligne