À 13 ans, il recycle 1,5 million de canettes et récolte 24 000 $ pour aider les autres
À 10 ans, Ryan collectait des canettes dans son quartier. Trois ans plus tard, son réseau de 200 commerces a généré 24 000 dollars pour des familles.
Par Cécile DOERFLINGER
Temps de lecture : 3 minutes

Sommaire
- Un projet né d'une observation simple
- Un réseau de 200 commerces et une compacteuse industrielle
- We Can, une structure reconnue par la filière du recyclage
- Une somme qui rappelle la valeur des matières premières recyclées
- Diversifier son épargne quand les matières premières reprennent de la valeur
- Un objectif d'une tonne par mois, sans sacrifier la scolarité
En bref
À 10 ans, Ryan a commencé à collecter les canettes en aluminium de commerces de son quartier
Trois ans plus tard, son réseau compte environ 200 commerces partenaires et une compacteuse industrielle
Son initiative baptisée We Can a permis de reverser près de 24 000 dollars à des familles en difficulté
L'Aluminium Federation britannique a confirmé en décembre 2024 le traitement de plus de 8 000 kilos de canettes
Son prochain objectif est de traiter plus d'une tonne de canettes par mois de façon constante
Un projet né d'une observation simple
Selon une information relayée en mars 2026 par l'agence de presse britannique SWNS, Ryan avait seulement 10 ans lorsqu'il a démarché les commerces de son quartier pour récupérer leurs canettes en aluminium plutôt que de les voir finir à la poubelle. L'idée paraissait presque enfantine, mais elle reposait sur une intuition solide : ces emballages, souvent considérés comme de simples déchets, conservent une valeur marchande réelle une fois collectés en quantité suffisante et revendus aux filières de recyclage.
Les débuts se sont organisés dans le garage familial. Ses parents écrasaient les canettes en faisant rouler une voiture dessus pour gagner de la place, une méthode artisanale qui a rapidement montré ses limites face à l'afflux croissant de matière première. Le réseau de boutiques partenaires a grossi plus vite que prévu, obligeant la famille à repenser toute l'organisation logistique de la collecte.
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Un réseau de 200 commerces et une compacteuse industrielle
Trois ans après ses débuts, Ryan reçoit désormais l'aluminium d'environ 200 commerces partenaires, un volume que le garage familial ne pouvait plus absorber avec les méthodes du début. La famille a dû investir dans une compacteuse industrielle, capable de transformer d'importantes quantités de métal en blocs facilement stockables et transportables vers les centres de traitement.
Le rythme donne le tournis : environ 20 000 canettes arrivent chaque semaine chez cet adolescent, qui y consacre près de 20 heures de son temps libre, principalement après les cours et le week-end. Un engagement qui interroge sur la capacité d'un particulier, même très jeune, à structurer une filière de collecte capable de rivaliser avec certains dispositifs municipaux.
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We Can, une structure reconnue par la filière du recyclage
L'initiative porte un nom, We Can, et s'est structurée en Community Interest Company, un statut britannique réservé aux organisations à vocation communautaire. Ce cadre juridique permet à Ryan de sécuriser les flux financiers générés par la revente de l'aluminium collecté, tout en garantissant que les bénéfices soient fléchés vers des causes solidaires clairement identifiées.
L'Aluminium Federation britannique avait déjà salué la progression du projet en décembre 2024, lorsqu'il avait permis de traiter plus de 8 000 kilos de canettes, soit environ 350 000 unités, générant plus de 4 500 livres en nourriture pour des banques alimentaires via 23 points de collecte répartis sur le territoire. Ces chiffres, confirmés par la fédération professionnelle, donnent une mesure concrète de ce qu'une organisation artisanale mais rigoureuse peut produire en à peine deux ans d'existence.
Une somme qui rappelle la valeur des matières premières recyclées
Le bilan cumulé donne la mesure du projet : environ 1,5 million de canettes recyclées, converties en près de 24 000 dollars reversés à des familles en difficulté, selon les données rapportées par SWNS en mars 2026. Ce montant place ce jeune Britannique parmi les figures les plus surprenantes de l'engagement solidaire de son âge, et il illustre surtout combien les matières premières du quotidien, aluminium en tête, restent sous-évaluées par le grand public.
Ryan ne cache pas que certains soirs, il préférerait retrouver ses amis pour jouer aux jeux vidéo plutôt que de trier des sacs d'aluminium. Il affirme continuer parce que l'idée d'aider des familles qui manquent de tout pèse plus lourd que cette envie passagère, un raisonnement qui rappelle que la valeur d'une matière première ne se mesure jamais seulement à son cours du jour, mais aussi à l'usage qu'on en fait.
Diversifier son épargne quand les matières premières reprennent de la valeur
L'histoire de Ryan pose, à sa manière, une question plus large sur la perception de la valeur des métaux dans les économies domestiques. Si l'aluminium recyclé permet de financer des actions solidaires à petite échelle, d'autres métaux occupent une place bien plus stratégique dans la construction d'un patrimoine durable. Les métaux précieux comme l'or et l'argent physique restent, selon les analyses régulièrement publiées par BDOR, parmi les actifs privilégiés par les épargnants soucieux de sortir d'une dépendance totale aux circuits bancaires classiques.
Détenir des lingots d'or, des pièces d'or ou de l'argent physique correspond à une logique de débancarisation partielle, qui permet de sécuriser une partie de son épargne en dehors des produits financiers traditionnels. Cette approche patrimoniale, loin d'être réservée aux grandes fortunes, séduit un nombre croissant de foyers en quête de valeurs refuges tangibles, à conserver sur le long terme comme protection contre les incertitudes économiques.
Un objectif d'une tonne par mois, sans sacrifier la scolarité
Le prochain objectif de Ryan est déjà fixé : traiter de façon constante plus d'une tonne de canettes par mois, un cap qui obligerait son réseau de commerces partenaires à s'élargir encore. Sa scolarité ne semble pourtant pas pâtir de cet engagement mené presque entièrement sur son temps libre, entre les cours et les week-ends consacrés à la collecte.
Un adolescent, une compacteuse et 200 commerces partenaires : la recette paraît presque trop simple pour avoir généré 24 000 dollars d'aide solidaire. Elle rappelle surtout qu'une idée modeste, répétée avec constance, peut transformer un déchet ordinaire en véritable filet de sécurité pour des familles entières.
Sources : BDOR - SWNS - Aluminium Federation
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