Le niveau des élèves français s’effondre : la réponse du ministre de l’Éducation risque de faire bondir les parents
PISA 2025 : la France signe son pire score scolaire depuis 2000. Un déclin éducatif aux répercussions économiques et budgétaires à surveiller.
Par Victor KOSTIK
Temps de lecture : 3 minutes

En bref
Les résultats PISA 2025, publiés par l'OCDE mardi, montrent le score le plus faible des élèves français depuis la création de l'enquête en 2000
La lecture recule de 505 à 456 points et les mathématiques de 484 à 458 points en dix ans
Un tiers des élèves français rencontre de grandes difficultés en compréhension écrite, le nombre de très bons élèves a été divisé par deux
Le ministre Edouard Geffray désigne le collège comme le chantier prioritaire du prochain quinquennat
Ce déclin éducatif s'inscrit dans un contexte économique français marqué par un chômage à 8,3 % et une dette publique à 118,5 % du PIB
Un décrochage scolaire sans précédent depuis 2000
Les résultats de l'enquête PISA, publiés mardi par l'OCDE, dessinent un tableau sombre pour l'école française. Jamais depuis la création de ce classement international en 2000, les élèves de 15 ans n'avaient obtenu des scores aussi faibles. En dix ans, le score moyen en lecture a chuté de 505 à 456 points, tandis que celui des mathématiques est passé de 484 à 458 points, selon les données publiées par l'OCDE le 9 décembre 2025. Vingt points d'écart représentent, selon les experts de l'organisation, une année complète de scolarité.
Le détail des chiffres frappe davantage encore. Un tiers des élèves français peine désormais à comprendre un texte écrit de manière autonome, ce qui interroge sur la solidité des fondamentaux enseignés dès le primaire. Le nombre de très bons élèves, ceux qui excellent dans les épreuves de référence, a été divisé par deux en une décennie. Cette polarisation croissante du système scolaire questionne la capacité future de la France à former les compétences dont son économie aura besoin.
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Le ministre reconnaît un constat inquiétant, pas une surprise
Edouard Geffray, ministre de l'Éducation nationale, a réagi mardi en qualifiant la situation de préoccupante, tout en précisant qu'elle n'était hélas pas une surprise pour son administration. Selon ses déclarations rapportées par l'AFP, les réformes engagées ces dernières années n'ont pas encore eu le temps de produire leurs effets sur le terrain scolaire. Il désigne le collège comme le grand chantier du prochain quinquennat, sans détailler pour l'instant le calendrier précis ni le budget alloué à cette refonte annoncée.
Éric Charbonnier, spécialiste de l'éducation à l'OCDE, apporte un éclairage supplémentaire lors d'un entretien accordé à l'AFP. Selon lui, même les élèves issus de milieux favorisés voient leurs résultats se dégrader, ce qui marque une généralisation des difficultés à l'ensemble du système scolaire français, au-delà des seules zones historiquement identifiées comme fragiles. Ce constat déplace le débat : il ne s'agit plus seulement d'un problème social localisé, mais d'une fragilité qui traverse toutes les catégories d'élèves.
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Un enjeu de compétitivité pour l'économie française
Le lien entre niveau scolaire et performance économique nourrit les analyses des économistes depuis plusieurs décennies. La France affiche un taux de chômage de 8,3 % de la population active en juillet 2026, selon l'Insee, et une croissance du PIB limitée à 0,5 % par an au deuxième trimestre 2026. Ces chiffres macroéconomiques, sans lien de causalité directe démontré avec les résultats PISA, dessinent néanmoins un contexte où la formation du capital humain devient un facteur déterminant pour la trajectoire du pays sur les vingt prochaines années.
La dette publique française atteint 118,5 % du PIB en direct, selon l'Agence France Trésor, et le déficit public s'établit à -5,1 % du PIB au premier trimestre 2026, d'après Eurostat. Financer une refonte ambitieuse du collège, comme l'évoque le ministre Geffray, suppose des arbitrages budgétaires délicats dans des finances publiques déjà contraintes. La question du financement de l'éducation risque de se poser avec une acuité renouvelée lors des prochains débats sur le budget de l'État.
Sécuriser son épargne face aux incertitudes structurelles
Face à ces incertitudes économiques, budgétaires et sociales, nombreux sont les épargnants qui se tournent vers des solutions tangibles pour protéger leur capital sur le long terme. Les métaux précieux, à travers l'achat de lingots d'or, de lingots d'argent ou de pièces d'or, constituent une option souvent privilégiée dans une logique de débancarisation et de diversification patrimoniale, à l'écart des aléas des marchés financiers traditionnels et des décisions des banques centrales.
Sources : BDOR - OCDE - AFP - Insee
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