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Canicule, sécheresse, récoltes menacées : la FNSEA réclame des milliards pour éviter le pire

La FNSEA exige un plan de plusieurs milliards d'euros face à la sécheresse qui menace récoltes, éleveurs et exploitations agricoles françaises.

Temps de lecture : 4 minutes

Canicule, sécheresse, récoltes menacées : la FNSEA réclame des milliards pour éviter le pire

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En bref

  • La FNSEA demande un plan de soutien de plusieurs milliards d'euros pour les agriculteurs touchés par la sécheresse

  • Arnaud Rousseau évoque une situation inédite pour les cultures et l'élevage au-delà de 40 degrés

  • La récolte de maïs pourrait être la plus faible depuis près de 45 ans

  • Les vendanges ont débuté anormalement tôt dans de nombreux vignobles français

  • Des éleveurs affirment ne plus tenir après plusieurs années difficiles

  • Le gouvernement annonce un plan global d'accompagnement canicule, sécheresse et incendies

Une mobilisation exceptionnelle réclamée par la FNSEA

Le président de la FNSEA, Arnaud Rousseau, a interpellé le gouvernement pour obtenir un plan de soutien financier destiné aux exploitants confrontés à une sécheresse persistante et à des épisodes de canicule répétés. Selon les déclarations rapportées par la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA), le syndicat estime nécessaire une enveloppe budgétaire de plusieurs milliards d'euros pour compenser les pertes subies par les producteurs. Cette demande, qualifiée par Arnaud Rousseau de réaction d'une ampleur inédite, traduit l'inquiétude grandissante d'une profession confrontée à des conditions climatiques extrêmes.

Les températures dépassant régulièrement les 40 degrés compliquent la production, qu'elle soit végétale ou animale. Le représentant syndical explique que ce seuil rend quasiment impossible toute activité agricole normale, qu'il s'agisse des cultures céréalières ou des élevages bovins. Cette situation, si elle se répétait les années suivantes selon les remontées de terrain communiquées par la profession, pourrait fragiliser durablement la chaîne de production alimentaire française.

A lire aussi : L'or explose alors que l'incertitude économique mondiale atteint des sommets rarement vus

Des récoltes historiquement compromises

La sécheresse frappe particulièrement le maïs, culture emblématique du sud-ouest et du centre du pays. Arnaud Rousseau affirme que la récolte 2025 pourrait être la plus faible enregistrée depuis près de 45 ans, un constat alarmant pour une filière déjà fragilisée par plusieurs saisons difficiles. Cette baisse de production alimente les craintes d'une hausse des prix sur le marché intérieur, les exploitants devant importer davantage de fourrage pour nourrir leur bétail.

Autre marqueur de ce dérèglement : les vendanges ont débuté avec plusieurs semaines d'avance dans de nombreux vignobles français, un phénomène présenté comme inédit pour cette période de l'année par les producteurs eux-mêmes. Cette précocité bouleverse les habitudes de la filière viticole, contrainte de revoir en urgence son calendrier de récolte pour préserver la qualité des cépages exposés à des températures extrêmes.

Des éleveurs à bout de souffle

Après trois ou quatre années consécutives de récoltes décevantes, de nombreux éleveurs confient ne plus parvenir à tenir financièrement. Le manque de fourrage, conséquence directe des sécheresses répétées, oblige certains exploitants à acheter de l'alimentation animale à des prix élevés, creusant davantage des marges déjà réduites. Arnaud Rousseau redoute que cette accumulation de difficultés pousse plusieurs exploitations à cesser définitivement leur activité dans les prochains mois.

Cette perspective inquiète l'ensemble de la profession, consciente que la disparition de fermes familiales entraîne aussi une perte de savoir-faire et une fragilisation de la souveraineté alimentaire nationale. Les zones d'élevage extensif, particulièrement dépendantes des conditions climatiques, apparaissent comme les plus exposées à ce risque de fermeture, selon les syndicats agricoles départementaux.

Le gouvernement promet un plan global d'accompagnement

Face à la demande formulée par la profession, la ministre de l'Agriculture a annoncé la mise en place d'un plan global d'accompagnement canicule, sécheresse et incendies, destiné à soutenir financièrement les exploitants les plus touchés. Selon les déclarations du ministère de l'Agriculture, l'objectif affiché consiste à garantir qu'aucun agriculteur ne soit laissé seul face à cette situation climatique exceptionnelle.

Les modalités précises de ce dispositif, notamment son montant global et ses critères d'éligibilité, restent encore à préciser dans les prochaines semaines. La FNSEA, tout en saluant cette annonce, maintient sa demande d'une enveloppe de plusieurs milliards d'euros, jugeant les mesures évoquées jusqu'à présent insuffisantes face à l'ampleur des pertes constatées sur le terrain depuis le début de l'été.

Face à l'incertitude climatique, l'attrait des valeurs refuges

Les crises agricoles à répétition, combinées aux tensions économiques mondiales, rappellent l'intérêt pour les épargnants de diversifier leurs actifs au-delà des placements traditionnels. Les métaux précieux comme l'or et l'argent conservent une réputation de valeur refuge en période d'instabilité, qu'elle soit climatique, géopolitique ou monétaire.

Face à ces incertitudes, de nombreux particuliers se tournent vers les lingots d'or, les lingots d'argent ou encore les pièces d'or pour sécuriser une partie de leur épargne, dans une logique de débancarisation partielle. Cette stratégie patrimoniale, éloignée des circuits bancaires classiques, permet de détenir un actif tangible et historiquement résistant aux crises économiques successives.

Sources : BDOR

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