1er septembre : pourquoi des Français vont toucher un salaire ou une retraite moins élevé
Nouveau taux de prélèvement à la source au 1er septembre 2026. Qui verra son salaire ou sa pension baisser, et comment ajuster son taux sur impots.gouv.fr.
Par Victor KOSTIK
Temps de lecture : 4 minutes

En bref
- À partir du 1er septembre 2026, un nouveau taux de prélèvement à la source, calculé par la Direction générale des Finances publiques, s’applique aux salaires et aux pensions de retraite.
- Ce taux découle de la déclaration de revenus déposée au printemps 2026, qui portait sur les revenus perçus en 2025.
- Les contribuables dont les revenus ont progressé entre 2024 et 2025 verront leur virement net reculer, ceux dont les revenus ont diminué seront moins prélevés.
- Aucune démarche n’est nécessaire, l’administration fiscale transmet directement le taux à l’employeur ou à la caisse de retraite.
- Le taux reste modulable à tout moment sur impots.gouv.fr, avec trois options possibles.
Un virement de septembre qui peut surprendre
Salariés et retraités ont intérêt à regarder de près leur relevé bancaire à la rentrée. Le taux de prélèvement à la source appliqué sur les salaires et les pensions de retraite change au 1er septembre 2026, comme chaque année à la même période. Cette actualisation est pilotée par la Direction générale des Finances publiques (DGFiP) et intervient sans que les contribuables soient prévenus individuellement.
Le mécanisme repose sur une chronologie simple. La campagne de déclaration des revenus 2025 s’est achevée en juin. Le fisc a ensuite traité ces informations pour recalculer un taux adapté à la situation de chaque foyer. Ce taux remplace celui qui était en vigueur depuis septembre 2025 et s’appliquera jusqu’à la prochaine mise à jour, en septembre 2027.
Le calcul du taux, année après année
Le prélèvement à la source ne fonctionne pas comme une retenue fixe. Le pourcentage prélevé sur chaque fiche de paie ou chaque pension est recalculé automatiquement tous les ans, à partir de la dernière déclaration de revenus. L’administration transmet ensuite ce nouveau taux aux employeurs et aux caisses de retraite, qui l’appliquent sans intervention du contribuable.
La formule reste accessible à tous. Le taux correspond au rapport entre l’impôt calculé avant réductions et crédits d’impôt, et le revenu imposable du foyer.
Un exemple chiffré
Prenons un célibataire dont l’unique ressource est son salaire. Avec un revenu imposable annuel de 30 000 euros et un impôt brut de 1 500 euros, le calcul donne 1 500 divisé par 30 000, soit un taux d’environ 5 %. Chaque mois, l’employeur retient donc près de 5 % de l’assiette imposable du salaire avant de verser le net.
Si cette même personne a obtenu une augmentation en 2025, son impôt brut grimpe et son taux avec lui. La retenue mensuelle augmente mécaniquement dès le versement de septembre.
Gagnants et perdants de la mise à jour
Le recalcul de septembre ne joue pas dans un seul sens. Les personnes mieux rémunérées en 2025 qu’en 2024 verront leur retenue s’alourdir et leur virement net reculer. À l’inverse, celles dont les revenus ont baissé sur cette période profiteront d’un taux allégé et d’un net en hausse.
Pour les contribuables dont la situation n’a pas bougé d’une année sur l’autre, le risque de variation reste faible. Le taux calculé devrait rester proche du précédent, à quelques dixièmes de point près.
Les retraités sont concernés au même titre que les actifs. La pension de retraite versée par les caisses subit la même retenue, calculée selon la même logique. Une revalorisation des pensions intervenue en 2025 peut suffire à faire monter le taux appliqué à partir de septembre.
Trois taux au choix sur impots.gouv.fr
Le contribuable n’est pas condamné à subir le taux calculé par l’administration. Depuis l’espace personnel du site impots.gouv.fr, rubrique « Gérer mon prélèvement à la source », trois options sont proposées.
Le taux personnalisé correspond au taux calculé pour l’ensemble du foyer fiscal. Il s’applique par défaut à chacun des conjoints.
Le taux individualisé permet aux couples mariés ou pacsés de répartir la charge fiscale selon les revenus de chacun. Le conjoint qui gagne moins se voit appliquer un taux plus faible, l’autre un taux plus élevé, sans modifier le montant total dû par le foyer.
Le taux non personnalisé, aussi appelé taux neutre, correspond à celui d’un célibataire sans enfant. Il intéresse surtout les salariés qui ne souhaitent pas révéler à leur employeur l’existence d’autres revenus, comme des loyers ou des placements. L’éventuel complément d’impôt est alors réglé directement auprès du fisc.
Modifier son taux sans attendre
Le taux de septembre 2026 repose sur des revenus perçus en 2025. Entre-temps, la vie a pu changer : perte d’emploi, passage à temps partiel, naissance, départ à la retraite. L’administration fiscale prévoit une marge de manœuvre pour ces situations.
Toute personne dont les revenus ont évolué ces derniers mois peut actualiser son taux en ligne, à la hausse comme à la baisse. Une baisse de taux est acceptée si l’écart entre le nouveau taux et l’ancien dépasse 5 %. Une hausse est libre. La démarche prend quelques minutes et le nouveau taux est transmis à l’employeur ou à la caisse de retraite sous un à deux mois.
Cette modulation évite de subir un prélèvement trop lourd toute l’année en attendant une régularisation à l’été suivant. Elle limite aussi le risque de devoir régler un rattrapage d’impôt en septembre 2027.
Selon notre expert : Entre dettes publiques hors de contrôle et banques centrales qui achètent du métal jaune sans relâche, le contexte financier mondial pousse l'épargne vers les valeurs tangibles.
Sécuriser son épargne face à la pression fiscale
La mise à jour annuelle du prélèvement à la source rappelle une réalité : une part des revenus des ménages échappe à leur contrôle, prélevée avant même d’arriver sur le compte bancaire. Cette dépendance au système bancaire et fiscal pousse un nombre croissant d’épargnants à diversifier leur patrimoine hors des circuits traditionnels.
Les métaux précieux occupent une place à part dans cette stratégie de débancarisation. Un lingot d’or, une pièce d’or comme le Napoléon ou une pièce d’argent conservés physiquement ne dépendent d’aucun établissement financier. Ils ne subissent aucune retenue mensuelle et ne peuvent être gelés par une décision administrative. Leur valeur, indexée sur le cours mondial, a historiquement résisté à l’inflation et aux crises monétaires.
Allouer une fraction de son épargne à l’or et à l’argent physique constitue une assurance contre les aléas du système. Le salaire ou la pension qui arrive en septembre sera peut-être plus léger qu’espéré. Le métal détenu dans un coffre, lui, ne varie pas au gré des recalculs de Bercy.
Sources : BDOR
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