Bourse : Airbus promet 13 milliards d'euros de profit en 2029, la Bourse de Paris à l'affût
Airbus vise un Ebit ajusté de 12 à 13 milliards d'euros en 2029. Tour d'horizon des valeurs à suivre à la Bourse de Paris et en Europe ce mercredi.
Par Cécile DOERFLINGER
Temps de lecture : 4 minutes

Sommaire
En bref
Airbus anticipe un Ebit ajusté compris entre 12 et 13 milliards d'euros à l'horizon 2029
Leonardo juge peu probable un retour de la France dans le programme d'avion de combat GCAP
Icade enregistre une baisse de 4,5% de ses revenus locatifs bruts au premier semestre
Les futures sur le CAC 40 et le Stoxx 600 restent sous l'influence des tensions géopolitiques au Moyen-Orient
Plusieurs valeurs se traitent ex-dividende ce mercredi à la Bourse de Paris
Airbus mise sur un horizon 2029 ambitieux
Airbus a dévoilé mardi ses projections financières à moyen terme, en tablant sur un Ebit ajusté compris entre 12 et 13 milliards d'euros à l'horizon 2029. Ce chiffre, communiqué lors d'une présentation aux investisseurs, traduit la confiance de l'avionneur européen dans la reprise du trafic aérien mondial et la montée en cadence de ses lignes de production, notamment celle de l'A320neo. Le groupe toulousain, confronté depuis plusieurs années à des tensions sur sa chaîne d'approvisionnement, entend rassurer le marché sur sa capacité à tenir ses engagements industriels.
Cette annonce intervient à un moment où le secteur aéronautique européen cherche à consolider ses positions face à la concurrence américaine et asiatique. Les analystes soulignent que cette fourchette de bénéfice, si elle se confirme, placerait Airbus dans une trajectoire de croissance soutenue, portée par un carnet de commandes qui dépasse les 8 000 appareils. Reste que la route jusqu'à 2029 comporte son lot d'aléas : coûts de l'énergie, tensions géopolitiques et disponibilité des matières premières stratégiques pourraient peser sur cette feuille de route.
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Leonardo écarte un retour de la France dans le programme aérien
Lorenzo Mariani, directeur général de Leonardo, a douché mardi les espoirs d'un éventuel ralliement français au programme d'avion de combat de nouvelle génération porté par l'Italie, le Royaume-Uni et le Japon, connu sous le nom de Global Combat Air Program. Selon le dirigeant italien, une adhésion de Paris à ce projet reste peu probable, la France ayant déjà engagé ses propres ambitions militaires aériennes via le programme concurrent SCAF, mené avec l'Allemagne et l'Espagne.
Cette déclaration illustre la fragmentation persistante du paysage industriel européen de la défense, où chaque nation tente de préserver ses intérêts face aux impératifs de mutualisation des coûts. Pour les investisseurs, cette rivalité entre programmes concurrents soulève des questions sur la rentabilité à long terme des groupes engagés, qu'il s'agisse de Leonardo, de Dassault Aviation ou d'Airbus Defence and Space, tous exposés à des calendriers budgétaires nationaux souvent imprévisibles.
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Icade pâtit d'un climat immobilier toujours hésitant
La foncière française Icade a publié mardi des résultats semestriels marqués par un recul de 4,5% sur un an de ses revenus locatifs bruts, ramenés à 170,2 millions d'euros. La société attribue ce repli à l'incertitude persistante sur le rythme de la reprise du marché immobilier tertiaire et à l'évolution contrastée des loyers selon les zones géographiques.
Ce chiffre confirme la fragilité du secteur immobilier commercial français, encore marqué par la hausse des taux d'intérêt des dernières années et par la transformation des usages de bureaux post-pandémie. Les foncières cotées, dont Icade constitue un baromètre représentatif, doivent composer avec des arbitrages locatifs plus prudents de la part des entreprises, ce qui pèse mécaniquement sur les valorisations boursières du secteur.
Les indices européens naviguent entre prudence et attentes macroéconomiques
Les futures sur le CAC 40 et sur le Stoxx 600 affichaient mercredi matin une orientation contrastée, reflet d'un marché qui digère à la fois les résultats d'entreprises et les développements géopolitiques internationaux, notamment la reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis depuis le 7 juillet. Cette actualité pèse sur l'appétit pour le risque des investisseurs européens, qui restent attentifs aux prix de l'énergie et à leurs répercussions sur l'inflation.
Plusieurs valeurs se traitent par ailleurs ex-dividende ce mercredi, un facteur technique qui influence mécaniquement la performance affichée des indices sans traduire un mouvement de fond. Les investisseurs suivront également l'agenda macroéconomique des sept prochains jours, riche en indicateurs susceptibles de réorienter les anticipations sur la politique monétaire des banques centrales.
Sécuriser son épargne face aux soubresauts des marchés actions
Face à ces épisodes de volatilité sur les valeurs industrielles et immobilières, une partie des épargnants continue de se tourner vers des actifs tangibles pour diversifier leur patrimoine. Les métaux précieux, à travers les lingots d'or et d'argent ou les pièces d'or, demeurent perçus comme une réserve de valeur capable de résister aux cycles boursiers erratiques. Cette logique de débancarisation partielle de l'épargne séduit les investisseurs soucieux de limiter leur exposition aux établissements financiers traditionnels et aux fluctuations des marchés d'actions.
Contrairement aux titres cotés comme Airbus, Leonardo ou Icade, dont la valorisation dépend directement des résultats trimestriels et des annonces sectorielles, l'or physique offre une forme de stabilité patrimoniale sur le temps long, sans dépendre de la santé financière d'une entreprise particulière. Nombreux sont ceux qui considèrent désormais la détention physique de métal comme un complément pertinent à un portefeuille exposé aux actions européennes.
Sources : BDOR - Reuters - AFP
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