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La Banque de France rapatrie 129 tonnes d'or de New York et dégage une plus-value de 12,8 milliards d'euros

La Banque de France rapatrie 129 t d'or de New York et dégage 12,8 Mds€ de plus-value, affichant un bénéfice net de 8,1 Mds€ pour 2025.

Temps de lecture : 3 minutes

La Banque de France rapatrie 129 tonnes d'or de New York et dégage une plus-value de 12,8 milliards d'euros

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En bref

  • La Banque de France a finalisé en janvier 2026 le rapatriement de 129 tonnes d'or stockées auprès de la Réserve fédérale de New York, soit environ 5 % de ses réserves totales.

  • Aucun transport physique n'a été effectué : les anciens lingots ont été vendus aux États-Unis, remplacés par des lingots conformes aux normes actuelles achetés sur le marché européen.

  • 26 opérations menées entre juillet 2025 et janvier 2026 ont généré une plus-value de 12,8 milliards d'euros, profitant d'un contexte de cours élevés.

  • La Banque de France affiche un bénéfice net de 8,1 milliards d'euros pour 2025, après une perte de 7,7 milliards en 2024.

  • La France détient désormais l'intégralité de ses 2 437 tonnes d'or à Paris, dans "la Souterraine", à 27 mètres de profondeur.

  • 134 tonnes d'or ancien restent à moderniser d'ici 2028.


Le rapatriement de l'or français de New York

 

La Banque de France a officiellement clôturé, en janvier 2026, le processus de rapatriement de ses réserves d'or conservées auprès de la Réserve fédérale de New York. Au total, 129 tonnes, représentant environ 5 % des réserves nationales françaises, ont été concernées par cette opération conduite en 26 transactions distinctes entre juillet 2025 et janvier 2026.

L'institution n'a pas procédé à un transport physique des lingots. Face aux contraintes logistiques et aux coûts de raffinage qu'impliquait un rapatriement classique, la Banque de France a vendu ses anciens stocks américains avant d'acquérir, sur le marché européen, des lingots conformes aux normes internationales en vigueur. Ces nouveaux actifs ont ensuite rejoint les coffres parisiens de la banque centrale.

A lire aussi : La plus-value de 12,8 milliards d'euros dégagée par la Banque de France sur ses stocks d'or new-yorkais démontre la puissance financière des actifs tangibles face à l'instabilité des marchés mondiaux.


Une plus-value exceptionnelle de 12,8 milliards d'euros

 

Le calendrier de l'opération s'est avéré particulièrement favorable. Réalisées dans un contexte de cours de l'or historiquement élevés, les transactions ont généré une plus-value en capital de 12,8 milliards d'euros : 11 milliards comptabilisés sur l'exercice 2025, et 1,8 milliard au titre de 2026.

Ce gain a directement pesé sur les résultats de la banque centrale française. Après une perte nette de 7,7 milliards d'euros en 2024, la Banque de France affiche un bénéfice net de 8,1 milliards d'euros pour 2025, un retournement rendu possible par la dynamique haussière du marché aurifère.

 


Un programme de modernisation lancé en 2005

 

Cette opération ne constitue pas une initiative isolée. Depuis 2005, la Banque de France remplace progressivement ses avoirs en or anciens ou non conformes aux standards internationaux par des actifs modernes, sans recourir au raffinage. Un audit interne mené en 2024 avait recommandé d'accélérer la démarche pour le stock résiduel conservé à New York.

 


La "Souterraine" : 2 437 tonnes sous Paris

 

La France détient désormais l'intégralité de ses 2 437 tonnes d'or dans un espace sécurisé baptisé "la Souterraine", situé à 27 mètres de profondeur sous l'Hôtel de Toulouse, dans le 1er arrondissement de Paris. Le volume total des réserves n'a pas varié ; la qualité et la localisation des lingots ont seules évolué. La France occupe le quatrième rang mondial des détenteurs d'or, derrière les États-Unis, l'Allemagne et l'Italie.

 


Des motivations pratiques, pas politiques

 

Le gouverneur François Villeroy de Galhau a tenu à dissiper toute lecture géopolitique de la décision. La qualité supérieure de l'or disponible sur le marché européen et la simplification des procédures de mise aux normes ont prévalu sur toute autre considération. 134 tonnes d'or ancien, principalement des barres et des pièces historiques conservées à Paris, devront être modernisées d'ici 2028.

 


L'Allemagne relance le débat sur ses propres stocks

 

La décision française n'est pas passée inaperçue outre-Rhin. Une partie des réserves d'or allemandes reste stockée aux États-Unis, et des voix se sont élevées parmi responsables politiques et économistes pour envisager une stratégie comparable. Les incertitudes persistantes sur la scène économique internationale alimentent ce débat, sans qu'une décision officielle n'ait été annoncée à ce stade.

Selon notre expert : Pendant que les banques centrales renforcent leurs réserves d'or physique sur leur propre sol, le prix de l'once continue d'établir des records qui redéfinissent les stratégies patrimoniales à l'échelle mondiale.


Or physique et sécurisation du patrimoine

 

L'opération de la Banque de France rappelle la place stratégique que conserve l'or dans la gestion des réserves souveraines. Pour les épargnants, cette même logique de détention physique trouve un écho dans des stratégies de diversification patrimoniale fondées sur des actifs tangibles. Lingots d'or et d'argent, pièces d'or comme le Napoléon ou le Krugerrand, offrent une alternative concrète à l'épargne bancaire classique, notamment dans une optique de débancarisation et de protection face à l'érosion monétaire. À l'heure où les banques centrales elles-mêmes arbitrent en faveur de l'or physique conservé sur leur sol national, la détention directe de métaux reste une réponse cohérente pour protéger une partie de son capital sur le long terme.

 

 

Sources :  BDOR / BFM / FranceInfo

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