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Le cours de l'or casse les 4 400 dollars pendant que Washington frappe l’Iran et que la Fed redevient menaçante

L’or chute sous 4 400 dollars alors que les frappes américaines en Iran renforcent le dollar et relancent les anticipations de hausse des taux.

Temps de lecture : 2 minutes

Le cours de l'or casse les 4 400 dollars pendant que Washington frappe l’Iran et que la Fed redevient menaçante

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En bref

  • Le cours de l’or poursuit sa baisse et menace désormais le seuil technique des 4 400 dollars.

  • Les nouvelles frappes américaines en Iran ont provoqué un rebond du dollar américain.

  • Les marchés anticipent un retour des hausses de taux de la Réserve fédérale.

  • Le pétrole repart à la hausse, alimentant les craintes inflationnistes.

  • Les investisseurs attendent désormais le PIB américain et l’indice PCE, baromètre préféré de la Fed sur l’inflation.

Le cours de l’or traverse une phase inconfortable. Rarement les marchés avaient offert un tableau aussi paradoxal ces dernières semaines. Le conflit entre Washington et Téhéran s’intensifie. Les tensions militaires remontent brutalement autour du détroit d’Ormuz. Le pétrole rebondit. Pourtant, l’or recule encore.

Jeudi matin, l’once évoluait juste au-dessus d’un plus bas de deux mois après trois séances consécutives de baisse. Le seuil des 4 400 dollars concentre désormais toute l’attention des opérateurs. Ce niveau correspond aussi à une moyenne mobile très surveillée par les investisseurs institutionnels. Et ce n’est jamais anodin quand ce type de support commence à céder.

 

A lire aussi : Le cours de l’or recule pendant que les banques centrales perdent le contrôle du récit économique mondial

 


Le dollar reprend la main face à l’or

 

Le marché a choisi son refuge. Pas l’or. Le dollar. 

Les nouvelles frappes américaines menées contre des installations iraniennes ont renforcé les achats de billets verts. Selon des informations rapportées par Reuters, les forces américaines auraient ciblé mercredi un site militaire considéré comme menaçant pour les troupes américaines et le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz. Plusieurs drones iraniens auraient également été interceptés.

Dans le même temps, Donald Trump a refroidi les maigres espoirs diplomatiques encore présents sur le dossier iranien. Le président américain a déclaré ne pas être satisfait des termes actuellement négociés avec Téhéran et refuse toute accélération d’un accord.

Le résultat est brutal. Les investisseurs reviennent vers le dollar américain, considéré comme plus liquide et plus défensif à court terme. L’or, lui, souffre d’un autre problème beaucoup plus lourd pour sa trajectoire immédiate : les taux.

 


La Fed redevient le centre de gravité des marchés

 

La hausse du pétrole change l’équation. Après avoir touché un creux de plusieurs semaines, les prix du brut repartent à la hausse. Cette remontée ravive les anticipations d’inflation énergétique au moment où les banques centrales tentaient justement de reprendre le contrôle des prix.

Le marché commence donc à revoir entièrement le scénario monétaire américain. Selon l’outil FedWatch du CME Group, les traders évaluent désormais à près de 50 % la probabilité d’une hausse de taux supplémentaire de 25 points de base d’ici la fin de l’année. Les probabilités montent encore pour janvier 2027.

Pour l’or, l’équation reste violente. Quand les rendements obligataires américains progressent, le coût d’opportunité de détention d’un actif non rémunérateur augmente immédiatement. Et les flux quittent le marché des métaux.

Le plus frappant reste probablement la vitesse du retournement psychologique. Il y a encore quelques semaines, le consensus misait surtout sur des baisses de taux successives de la Réserve fédérale. Aujourd’hui, certains membres influents du FOMC évoquent déjà un maintien prolongé de politiques restrictives.

 

Selon notre expert : Le dollar accélère et l’or décroche au moment où les marchés réalisent que la guerre et l’inflation peuvent revenir ensemble

 


Les prochains chiffres américains peuvent tout changer

 

Les investisseurs avancent désormais sur une ligne étroite. Le marché attend la publication du PIB américain préliminaire du premier trimestre ainsi que l’indice PCE. Ce dernier reste l’indicateur d’inflation privilégié de la Federal Reserve.

Une surprise haussière sur l’inflation pourrait renforcer encore le dollar et pousser l’or vers une correction plus profonde. À l’inverse, un ralentissement plus marqué de l’économie américaine pourrait calmer les anticipations de hausses de taux.

Techniquement, les vendeurs gardent clairement l’avantage. Le métal évolue toujours dans un canal baissier et plusieurs indicateurs confirment une dynamique négative. Le RSI reste faible. Le MACD demeure en territoire négatif. Les analystes surveillent désormais une zone proche de 4 311 dollars comme prochain support potentiel.

 

À court terme, un rebond reste possible vers la zone des 4 480 dollars, voire vers 4 625 dollars. Mais le marché paraît nerveux, hésitant, parfois même désorienté. Cette sensation domine actuellement les salles de marché. L’impression qu’aucun actif refuge ne joue pleinement son rôle traditionnel.

Face à cette instabilité monétaire et géopolitique, certains épargnants continuent de renforcer leur exposition aux actifs tangibles hors système bancaire. Les lingots d’or, pièces d’or, lingots d’argent ou métaux physiques stockés directement hors établissements financiers restent perçus comme des instruments de sécurisation patrimoniale sur le long terme, particulièrement lorsque les tensions internationales, les politiques monétaires restrictives et les niveaux d’endettement publics commencent à fragiliser la confiance globale envers les devises et les marchés financiers.

 

Sources :  BDOR

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