Le Brent rebondit à 104 dollars le 22 mai malgré -4,6% sur la semaine. Détroit d'Ormuz fermé, négociations irano-américaines au point mort sur l'uranium.
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Sommaire
En bref
Le Brent reprend 1,6% à 104,24 dollars le baril vendredi, le WTI gagne 1,2% à 97,46 dollars, après des pertes hebdomadaires respectives de 4,6% et 7,6%.
Les négociations américano-iraniennes progressent mais butent sur le stockpile d'uranium enrichi et le contrôle du détroit d'Ormuz.
Goldman Sachs évalue la réduction de production dans le Golfe Persique à 14,5 millions de barils par jour; les réserves mondiales ont déjà fondu de 500 millions de barils.
L'AIE prévoit un marché sévèrement sous-approvisionné jusqu'en octobre 2026, même en cas de cessez-le-feu immédiat.
Fitch Solutions BMI relève sa prévision de prix du Brent 2026 de 81,50 à 90 dollars.
L'OPEC+ se réunit le 7 juin pour statuer sur une éventuelle hausse de production en juillet.
Les cours du pétrole ont repris de la hauteur lors des échanges asiatiques ce vendredi 22 mai, après plusieurs séances sous pression liées aux espoirs de résolution du conflit américano-iranien. Le Brent pour livraison en juillet a gagné 1,6% à 104,24 dollars le baril, tandis que le WTI a progressé de 1,2% à 97,46 dollars. Sur l'ensemble de la semaine, les deux références affichent malgré tout des pertes marquées: -4,6% pour le Brent, -7,6% pour le brut américain.
Ces reculs hebdomadaires reflètent directement les déclarations du président Donald Trump, qui annonçait lundi avoir reporté une frappe militaire planifiée contre l'Iran en faisant état d'avancées dans les pourparlers. Mercredi, il évoquait des négociations "dans leur phase finale".
Le détroit d'Ormuz reste pratiquement fermé au trafic pétrolier, privant les marchés mondiaux d'environ 20% des flux habituels d'or noir et de gaz naturel liquéfié. Goldman Sachs évalue la réduction de production dans le Golfe Persique à 14,5 millions de barils par jour. Près de 500 millions de barils ont déjà été puisés dans les réserves mondiales depuis le début du conflit, un chiffre susceptible d'atteindre le milliard d'ici juin selon la banque.
L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a averti mercredi dernier que le marché resterait "sévèrement sous-approvisionné" jusqu'en octobre, même en cas de cessez-le-feu immédiat. Plus de 80 installations énergétiques ont été endommagées depuis le début des hostilités, et leur remise en état pourrait prendre deux ans.
Les discussions entre Washington et Téhéran accrochent sur deux exigences inconciliables. Trump a réitéré jeudi la nécessité de saisir les stocks d'uranium enrichi iraniens, estimant que Téhéran ne pouvait pas être autorisé à disposer de l'arme nucléaire. Le guide suprême iranien a affirmé en parallèle que cet uranium ne pouvait pas quitter le territoire national, au risque de fragiliser le pays face à de futures attaques américaines ou israéliennes.
L'Iran étudie par ailleurs la possibilité d'instaurer des péages pour le transit dans le détroit, une perspective fermement rejetée par Washington. Le secrétaire d'État Marco Rubio a mentionné vendredi "quelques signes positifs" dans les négociations, sans confirmer l'accord final évoqué la veille par plusieurs médias.
Face à cette instabilité, les économistes ne parient pas sur un effondrement rapide des prix. David Oxley, économiste en chef des matières premières chez Capital Economics, juge qu'une baisse substantielle ne surviendra que lorsque les fondamentaux de l'offre s'amélioreront nettement, ce qu'il n'anticipe pas avant 2027. L'analyste Satoru Yoshida, de Marubeni Corp, table sur une fourchette de 90 à 110 dollars pour le WTI la semaine prochaine.
Fitch Solutions BMI a relevé sa prévision annuelle moyenne pour le Brent 2026, passant de 81,50 à 90 dollars le baril, en raison des pénuries d'approvisionnement, de la nécessité de reconstruire les infrastructures énergétiques au Moyen-Orient et d'une période de normalisation post-conflit qui s'annonce longue.
L'OPEC+ tient une réunion le 7 juin pour statuer sur les quotas de juillet. Sept membres majeurs du groupe pourraient s'entendre sur une hausse modeste de leur production. La réalité du terrain complique l'équation: plusieurs producteurs du Golfe Persique ont déjà été contraints de réduire leur extraction d'environ 6%, leurs installations de stockage atteignant la saturation faute de débouché par Ormuz.
En avril, la production de l'OPEC a chuté de 420.000 barils par jour, tombant à son plus bas niveau en 35 ans à 20,55 millions de barils par jour.
Les États-Unis ont accéléré leurs exportations pour atténuer le déficit d'approvisionnement mondial, les marchés asiatiques étant les plus exposés à la fermeture d'Ormuz. Washington a par ailleurs étendu cette semaine une dérogation aux sanctions sur le pétrole russe transporté par mer pour limiter les tensions sur l'offre mondiale.
Les données EIA au 15 mai indiquent que les réserves américaines de brut se situaient 1,7% en dessous de leur moyenne saisonnière sur cinq ans, les stocks d'essence affichant un écart de -4,6% et ceux de distillats de -9%. La production américaine atteignait 13,702 millions de barils par jour, légèrement en deçà du record de 13,862 millions enregistré en novembre 2024. Baker Hughes signale 415 plateformes de forage actives, en légère remontée depuis le creux à 406 unités.
La fermeture prolongée du détroit d'Ormuz et l'instabilité géopolitique qui en découle rappellent à quel point les marchés financiers peuvent se retourner brutalement sous l'effet d'un conflit armé. Pour les épargnants soucieux de préserver leur patrimoine hors des circuits bancaires traditionnels, l'acquisition d'or et d'argent physiques, sous forme de lingots ou de pièces d'or, constitue une stratégie de protection éprouvée. Contrairement aux actifs financiers soumis aux décisions des banques centrales et aux chocs géopolitiques, ces supports tangibles conservent une valeur intrinsèque reconnue sur le long terme. À l'heure où les cours pétroliers oscillent de 7% en une semaine, diversifier son épargne vers des actifs physiques représente une réponse concrète aux incertitudes économiques mondiales.
Sources : BDOR
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