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Le plus vieil or de l'âge du fer de Grande-Bretagne découvert par des chercheurs de trésors

Des torques en or vieux de 2 400 ans exhumés dans le Staffordshire. Une découverte majeure pour l’archéologie européenne.

Temps de lecture : 2 minutes

Le plus vieil or de l'âge du fer de Grande-Bretagne découvert par des chercheurs de trésors

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En bref

• Quatre torques en or ont été retrouvés dans un champ du Staffordshire.• Ils dateraient de 400 à 250 avant J.-C.• Il pourrait s’agir des plus anciens bijoux en or de l’âge du fer jamais découverts au Royaume-Uni.• Ces pièces auraient été portées par des femmes puissantes d’origine continentale.• L’analyse de leur enfouissement pourrait éclairer la vie sociale de l’époque.

Une trouvaille exceptionnelle sur des terres agricoles anglaises

Dans les landes du Staffordshire, une prospection anodine s’est muée en découverte historique. En décembre dernier, deux passionnés ont mis au jour quatre bijoux en or dans un champ cultivé, relançant les débats sur les échanges culturels à l’âge du fer.

Le trésor, baptisé Leekfrith Iron Age Torcs, regroupe trois colliers et un bracelet. Ces objets rares pourraient bien constituer les plus anciennes pièces en or connues à ce jour sur le sol britannique, selon les premières expertises.

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Une origine continentale probable

Les analyses stylistiques orientent leur provenance vers la Gaule ou l’Allemagne actuelle. Leur datation est estimée entre 400 et 250 avant notre ère. Deux des torques présentent une structure torsadée classique, tandis que les deux autres se distinguent par des fleurons en forme de trompette et des motifs celtiques élaborés.

Ces caractéristiques soulignent une influence artistique venue du continent, à une époque où les échanges culturels s’intensifiaient entre les peuples celtes européens.

Un dépôt rituel ou funéraire ?

Pour Julia Farley, conservatrice au British Museum, cette découverte possède une portée internationale. Elle estime que ces torques auraient été portés par des femmes puissantes, peut-être des épouses de dignitaires locaux venues de l’étranger.

L’hypothèse d’un enfouissement volontaire est privilégiée. L’étude de la disposition des bijoux dans le sol pourrait fournir des éléments clés sur les pratiques rituelles ou funéraires des communautés de l’époque.

Une passion familiale récompensée

Mark Hambleton et Joe Kania, les deux découvreurs, n’en sont pas à leur première sortie. Amis de longue date, ils ont été initiés à la détection par le père de Mark, Roy Hambleton, qui les encourageait à fouiller ces mêmes champs depuis des années.

Mark se souvient : « Mon père me répétait que la pêche était une perte de temps et que les trésors étaient sous nos pieds. Il avait raison. Il a même pu voir de ses propres yeux ces bijoux avant de nous quitter. »

Une répartition équitable des gains

À ce stade, aucune estimation chiffrée officielle n’a été rendue publique. Toutefois, conformément à la législation britannique, les découvreurs se sont engagés à partager à parts égales la valeur finale avec Stuart Heath, le propriétaire du terrain.

Si ces pièces rejoignent une institution publique comme le British Museum, leur prix pourrait atteindre plusieurs centaines de milliers de livres sterling, voire davantage en cas de mise aux enchères.

Cette découverte unique rappelle que l’or, qu’il soit archéologique ou d’investissement, fascine toutes les époques. À l’instar des torques du Staffordshire, les pièces d’or modernes, comme les Napoléons ou les lingots, conservent un pouvoir d’attraction intact dans un monde en perte de repères.

Sources : BDOR

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