Wall Street : TSMC recule malgré des résultats records, tensions au Moyen-Orient persistantes
Wall Street consolide jeudi, TSMC chute malgré des profits records, tensions en Iran, or à 4 036 dollars et inflation US rassurante.
Par Cécile DOERFLINGER
Temps de lecture : 5 minutes

En bref
Wall Street consolide jeudi, Dow Jones, S&P 500 et Nasdaq 100 en repli avant séance
TSMC affiche un bénéfice net record de 22 milliards de dollars mais le titre recule sur prises de bénéfices
Les tensions militaires entre les États-Unis et l'Iran s'intensifient autour du détroit d'Ormuz
L'inflation américaine (CPI et PPI de juin) surprend à la baisse et réduit les anticipations de hausse de taux
Kevin Warsh, nouveau patron de la Fed, promet de reléguer l'inflation au passé
Uber lance une offre de rachat sur Delivery Hero pour 14,8 milliards de dollars
Tsmc plombe les semi-conducteurs, wall street hésite
La cote américaine ouvre en légère consolidation ce jeudi. Le Dow Jones cède quelques points, le S&P 500 recule de 0,1% et le Nasdaq 100 abandonne 0,4%. Les prises de bénéfices dominent, particulièrement dans le secteur des puces liées à l'intelligence artificielle, malgré des publications trimestrielles qui devraient normalement rassurer les investisseurs les plus exigeants.
TSMC a pourtant dévoilé un bénéfice net en hausse de 77% sur un an, soit environ 22 milliards de dollars, un niveau record et 12% au-dessus du consensus des analystes. Le chiffre d'affaires ressort à 40,20 milliards de dollars, en progression de 33,7% sur un an, porté par la demande massive pour les technologies de gravure inférieures à 7 nanomètres, qui représentent désormais 77% des revenus liés aux plaquettes. La marge opérationnelle atteint 60,3%. Malgré ces chiffres flatteurs, le titre recule avant séance, la veille des résultats similaires du néerlandais ASML ayant déjà laissé les opérateurs peu enclins à célébrer davantage.
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Le moyen-orient pèse sur le pétrole et l'or
Les tensions militaires entre Washington et Téhéran ne faiblissent pas. Donald Trump a confirmé que les frappes américaines contre l'Iran se poursuivraient jusqu'à un accord, tout en renonçant à la taxe de 20% initialement prévue sur les navires traversant le détroit d'Ormuz, remplacée par des accords commerciaux avec les États du Golfe. L'armée américaine a par ailleurs frappé un superpétrolier, le Belma, près du principal terminal d'exportation iranien, une opération que Bloomberg juge révélatrice d'un élargissement du périmètre du blocus initial. Le directeur de l'Agence internationale de l'énergie a d'ailleurs averti que l'économie mondiale pourrait souffrir si la situation dans le détroit ne se résolvait pas rapidement.
Les cours du pétrole reculent malgré ce climat tendu, le baril de WTI cédant 0,4% à 79,3 dollars. L'or fin abandonne 0,6% à 4 036 dollars, tandis que l'indice dollar reste stable face à un panier de devises de référence. Un décalage qui traduit peut-être une forme de fatigue des marchés face à une géopolitique qui s'éternise sans se transformer en choc immédiat.
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L'inflation américaine calme les anticipations de la fed
L'indice américain des prix à la consommation de juin recule de 0,4% sur un mois, contre -0,1% de consensus, portant la hausse annuelle à 3,5% contre 3,9% attendu. Hors alimentation et énergie, l'indice reste stable sur le mois et progresse de 2,6% sur un an. Les prix à la production surprennent également, en repli de 0,3% sur un mois, pour une hausse annuelle limitée à 5,5% contre 6,2% attendu. Ces chiffres, publiés coup sur coup, ont nettement fait reculer les anticipations de resserrement monétaire.
Le Livre Beige de la Réserve fédérale confirme une activité économique progressant à un rythme léger à modéré, avec une hausse globale des prix qualifiée de raisonnable. Selon l'outil CME FedWatch, la probabilité d'une hausse de taux le 29 juillet tombe à 10,2%, contre plus de 40% avant la publication de l'indice des prix à la consommation. Le marché envisage néanmoins toujours un relèvement d'un quart à un demi-point d'ici la fin de l'année.
Kevin warsh et uber en embuscade
Kevin Warsh, pressenti pour prendre la tête de la Réserve fédérale, a promis de reléguer l'inflation au passé, un discours volontariste qui rassure les marchés obligataires sans pour autant dissiper toutes les interrogations sur l'orientation future de la politique monétaire américaine.
Sur le front des fusions-acquisitions, Uber a confirmé le lancement d'une offre de rachat sur Delivery Hero pour un montant de 14,8 milliards de dollars, une opération qui viendrait renforcer significativement la présence du groupe américain dans la livraison de repas à l'échelle mondiale, notamment en Europe et en Asie où Delivery Hero dispose d'un maillage dense.
Sources : BDOR - Bloomberg - Réserve fédérale (Livre Beige)
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