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Carburant : les prix vont baisser de 5 à 10 centimes le litre dans les prochains jours

La baisse des carburants promise début avril s’éloigne en France, alors que le pétrole flambe au-dessus de 120 dollars.

Temps de lecture : 2 minutes

Carburant : les prix vont baisser de 5 à 10 centimes le litre dans les prochains jours

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En bref

  • La baisse de 5 à 10 centimes annoncée début avril ne s’est pas installée durablement.

  • Le gazole reste élevé, autour de 2,209 €/L au 29 avril selon Roole Data.

  • Le Brent a dépassé 120 dollars fin avril avec les tensions persistantes autour de l’Iran et du détroit d’Ormuz.

  • Le gouvernement a renforcé des aides ciblées pour les secteurs exposés aux carburants.

  • Les automobilistes restent dépendants d’un marché pétrolier très instable.


La baisse attendue début avril n’a pas tenu

 

Le 8 avril, l’hypothèse d’une baisse de 5 à 10 centimes par litre reposait sur une détente rapide du marché pétrolier. Trois semaines plus tard, le scénario apparaît nettement moins favorable pour les automobilistes français.

Au 7 avril, Roole Data indiquait déjà un gazole moyen à 2,320 €/L, un SP98 à 2,113 €/L et un SP95-E10 à 2,016 €/L. Le 29 avril, le gazole restait encore à 2,209 €/L, tandis que les essences progressaient légèrement sur la journée. La détente existe donc par rapport au pic du début avril, mais elle reste partielle et fragile.

 

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Le pétrole repart à la hausse avec l’Iran et Ormuz

 

La promesse d’un reflux rapide a été rattrapée par la géopolitique. Fin avril, le Brent a franchi la zone des 120 dollars, avec des pointes au-dessus de 125 dollars selon plusieurs relevés de marché, après la dégradation des discussions entre Washington et Téhéran et les inquiétudes autour du détroit d’Ormuz.

Ce corridor maritime reste décisif pour les flux énergétiques mondiaux. Tant que la circulation y demeure incertaine, les marchés intègrent une prime de risque élevée. Les raffineurs, distributeurs et transporteurs répercutent ensuite cette tension avec un décalage variable.

 


Les automobilistes paient encore la facture

 

La situation reste lourde pour les ménages. Selon l’Insee, les prix à la pompe ont fortement progressé en mars 2026, avec une hausse mensuelle moyenne d’environ 17 %, et une accélération plus marquée en fin de mois. Cette poussée a modifié les anticipations d’inflation et de niveau de vie des ménages interrogés.

Le ressenti des automobilistes vient aussi d’un mécanisme bien connu : les hausses paraissent immédiates, les baisses plus lentes. Les stations ajustent leurs tarifs selon les stocks, les contrats d’approvisionnement, les marges de distribution et les taxes fixes, ce qui rend la baisse moins visible au quotidien.

 


Le gouvernement cible les secteurs les plus exposés

 

Face à la flambée énergétique, l’exécutif a annoncé des mesures de soutien pour certains professionnels. Le gouvernement évoque notamment des aides renforcées sur le gazole non routier pour l’agriculture, la pêche et le BTP, avec des dispositifs applicables à partir de mai.

Ces mesures ne changent pas directement le prix payé par tous les automobilistes, mais elles montrent que la hausse des carburants dépasse désormais la seule question du plein à la pompe. Transport, agriculture, pêche, construction : toute la chaîne des coûts se retrouve exposée.

 

Selon notre expert : Les investisseurs regardent le pétrole mais l’or pourrait être le vrai gagnant caché de cette crise mondiale

 


Une pénurie n’est pas le scénario central, mais le risque reste surveillé

 

À ce stade, le sujet principal n’est pas une rupture immédiate dans les stations françaises. Le problème se situe surtout dans le prix du brut, la disponibilité des flux maritimes et la capacité des marchés à absorber une crise prolongée au Moyen-Orient.

Si la tension autour d’Ormuz s’aggrave, le baril pourrait rester durablement élevé. À l’inverse, une vraie désescalade permettrait une détente progressive, mais pas forcément instantanée, des prix des carburants en France.

 

Sources :  BDOR

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