EUR/USD Dollar en recul après les déclarations de Trump sur la dernière phase des négociations avec Téhéran
Trump annonce la "dernière phase" des négociations avec l'Iran. Le dollar recule à 1,1623 $ face à l'euro. Kevin Warsh prête serment vendredi à la Fed.
Par Enzo BECHER
Temps de lecture : 2 minutes

Sommaire
- Le dollar perd du terrain après les propos de Trump sur l'Iran
- La Fed sous pression : Kevin Warsh entre en scène vendredi
- Inflation britannique : la Bank of England joue la prudence
- Le dollar se stabilise jeudi sans retrouver son pic de six semaines
- Or et argent physiques : se prémunir contre la volatilité des devises
En bref
Donald Trump a déclaré mercredi être entré dans la "dernière phase" de négociation avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.
Le dollar a reculé de 0,15% face à l'euro, à 1,1623 dollar pour un euro, et de 0,36% face à la livre sterling.
Les rendements des obligations d'État américaines ont légèrement reflué après ces déclarations.
Kevin Warsh prêtera serment vendredi comme prochain président de la Federal Reserve, dans un contexte de pressions inflationnistes.
Au Royaume-Uni, l'inflation a ralenti à 2,8% en avril, moins que prévu, grâce à des mécanismes de réduction des factures énergétiques.
Le dollar perd du terrain après les propos de Trump sur l'Iran
Les marchés des changes ont réagi rapidement mercredi aux déclarations de Donald Trump. Le président américain a confié à un pool de journalistes à Washington être entré dans la "dernière phase" de négociation avec l'Iran, ouvrant la perspective d'une résolution du conflit au Moyen-Orient. Résultat direct : le dollar américain a reculé face aux principales devises, entraînant dans sa chute les rendements obligataires américains.
Vers 15h55 GMT, le billet vert cédait 0,15% face à l'euro, à 1,1623 dollar pour un euro, et 0,36% face à la livre sterling, à 1,3443 dollar pour une livre. En début de séance, la monnaie américaine avait pourtant maintenu son élan de la veille, portée par la flambée des taux des bons du Trésor à 10 et 30 ans.
"Les rendements des obligations d'État, toujours élevés, ont légèrement reculé grâce à un regain d'optimisme concernant les pourparlers de paix", rapporte Danni Hewson, analyste chez AJ Bell.
La Fed sous pression : Kevin Warsh entre en scène vendredi
Le prochain président de la Federal Reserve, Kevin Warsh, prêtera serment vendredi à la Maison-Blanche. Sa nomination par Donald Trump, qui milite activement pour une baisse des taux d'intérêt, intervient dans un contexte délicat. Selon Derek Halpenny, analyste chez MUFG, Warsh "pourrait ne pas entamer son mandat comme l'espère le président Trump".
Face aux craintes persistantes sur l'inflation, qui alimentent les ventes sur le marché obligataire, le successeur de Jerome Powell pourrait se voir contraint de voter en faveur d'un rehaussement des taux, une perspective à rebours des souhaits présidentiels.
Pour mieux cerner les intentions des membres de la banque centrale américaine, les investisseurs ont scruté mercredi soir les minutes de la réunion de fin avril de la Fed, publiées en cours de séance.
Inflation britannique : la Bank of England joue la prudence
De son côté, le Royaume-Uni a enregistré un ralentissement de l'inflation plus marqué qu'attendu en avril, à 2,8% sur un an. Ce repli s'explique par l'entrée en vigueur de deux mécanismes destinés à alléger les factures d'énergie des ménages, décidés avant le déclenchement du conflit au Moyen-Orient.
Le marché anticipe désormais des hausses de taux "moins importantes et moins nombreuses que prévu" au Royaume-Uni, selon Danni Hewson.
Andrew Bailey temporise
Devant le Trésor britannique mercredi, le gouverneur de la Bank of England, Andrew Bailey, a adopté un ton mesuré. La hausse des taux des emprunts immobiliers, qui anticipe une éventuelle remontée du taux directeur, constitue déjà un resserrement des conditions financières. Ce phénomène offre à la BoE "le temps d'évaluer" les répercussions économiques avant d'agir, selon Bailey.
Le dollar se stabilise jeudi sans retrouver son pic de six semaines
Le lendemain, le billet vert grappillait 0,08% face à un panier de devises de référence, sans parvenir à retrouver son pic de six semaines. L'euro se maintenait à 1,1620 dollar après avoir chuté la veille à son plus bas depuis le 7 avril, à 1,1583 dollar, avant de rebondir. La livre sterling restait quasi inchangée à 1,3428 dollar.
Le yen japonais s'échangeait à 158,99 pour un dollar après avoir repris l'avantage sur le billet vert mercredi pour la première fois en huit séances, signe d'un rééquilibrage progressif des positions sur les marchés des changes.
Selon notre expert : L'or physique s'impose comme valeur de référence tandis que les devises oscillent au rythme des déclarations politiques et des arbitrages des grandes banques centrales.
Or et argent physiques : se prémunir contre la volatilité des devises
La volatilité du dollar et les incertitudes géopolitiques illustrent la fragilité des actifs financiers traditionnels. Quand les décisions de la Fed, les tensions au Moyen-Orient et les fluctuations de change s'enchaînent, détenir une part de son épargne en or physique ou en argent physique offre une stabilité que les marchés de devises ne peuvent garantir. Lingots d'or, lingots d'argent et pièces d'or constituent des actifs tangibles, hors du système bancaire, particulièrement adaptés à une démarche de débancarisation et de sécurisation du patrimoine à long terme.
Sources : BDOR
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