L'EUR/USD franchit 1,1560 après les déclarations de Trump sur un retrait américain d'Iran en deux à trois semaines
L'EUR/USD grimpe à 1,1560 après les annonces de Trump sur un retrait d'Iran en 2-3 semaines. BCE, inflation et niveaux Fibonacci au cœur de l'analyse.
Par Enzo BECHER
Temps de lecture : 3 minutes

En bref
L'EUR/USD s'échange autour de 1,1560 ce mercredi en session asiatique, porté par un dollar américain en recul.
Donald Trump a annoncé que les États-Unis quitteraient "très bientôt" le conflit en Iran, avec un calendrier de deux à trois semaines, sans nécessiter d'accord formel avec Téhéran.
L'IPCH de la zone euro ressort à 2,5% en mars, sous les 2,7% anticipés par le marché.
Christine Lagarde et Philip Lane (BCE) évoquent un possible durcissement monétaire, conditionné à l'ampleur du choc énergétique.
Techniquement, la paire bute sur 1,1600 ; un franchissement du retracement de Fibonacci à 61,8% ouvrirait la voie vers 1,1641.
Un dollar en recul après les propos de Trump sur l'Iran
La paire EUR/USD progresse pour le deuxième jour consécutif, s'échangeant autour de 1,1560 lors des échanges asiatiques de mercredi. Le repli du dollar américain constitue le principal moteur de cette hausse, la demande pour les actifs refuge s'érodant avec l'apaisement partiel des tensions au Proche-Orient.
Donald Trump a déclaré mardi que les États-Unis quitteraient "très bientôt" le conflit en Iran, précisant qu'un retrait pourrait intervenir dans un délai de deux à trois semaines. Le président américain a ajouté qu'un accord formel avec Téhéran ne constitue pas un préalable à la fin des hostilités. "L'Iran n'a pas à conclure d'accord", a-t-il affirmé, signifiant une préférence pour une sortie fondée sur les résultats militaires plutôt que sur la voie diplomatique.
Du côté iranien, le président Masoud Pezeshkian a manifesté une disposition à réduire les tensions régionales sous réserve de garanties spécifiques. Le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi a adopté une position plus ferme : Téhéran ne recherche pas un cessez-le-feu temporaire mais la cessation totale du conflit, assortie d'assurances contraignantes contre toute agression future et d'une compensation pour les dommages subis.
L'inflation européenne sous les attentes, la BCE en ordre dispersé
L'indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) de la zone euro a progressé de 2,5% en glissement annuel en mars, en deçà des 2,7% anticipés. L'IPCH sous-jacent, hors alimentation, énergie, alcool et tabac, ressort à 2,3% sur un an, légèrement sous les 2,4% du mois précédent et des prévisions des économistes.
Ces données témoignent de pressions persistantes sur les prix en zone euro. Le conflit au Proche-Orient a déjà produit un effet inflationniste notable, principalement via la hausse des coûts énergétiques. La présidente de la Banque centrale européenne (BCE) Christine Lagarde et son chef économiste Philip Lane ont évoqué la possibilité d'un resserrement monétaire, tout en conditionnant toute décision à l'ampleur et à la durée du choc énergétique.
Analyse technique : la résistance à 1,1600 en ligne de mire
D'un point de vue graphique, la paire EUR/USD a touché un sommet de une semaine ce mercredi sans parvenir à s'installer durablement au-dessus de 1,1600. La cassure nocturne de la moyenne mobile exponentielle (MME) à 200 heures a constitué un déclencheur positif pour les acheteurs.
Le MACD se rapproche de sa ligne de signal tout en restant légèrement positif, traduisant un élan qui s'essouffle sans inverser la tendance. Le RSI autour de 66 recule depuis des lectures de surachat supérieures à 70, signalant un refroidissement de la pression haussière plutôt qu'un retournement franc.
Le niveau de retracement de Fibonacci à 61,8% de la baisse récente représente la résistance clé à franchir pour valider un nouveau cycle haussier. Une clôture au-dessus dégagerait la voie vers 1,1599, puis le plus haut récent à 1,1641. À la baisse, le support immédiat se situe au retracement de Fibonacci à 38,2% (1,1520), renforcé par la MME à 200 heures. Un repli plus marqué exposerait le niveau à 23,6% Fibo. à 1,1492, où les acheteurs devraient intervenir pour défendre la tendance haussière générale.
Les rapports indiquant que les Émirats arabes unis poussent à une action militaire pour rouvrir le détroit d'Ormuz maintiennent les risques géopolitiques bien présents, alimentant les craintes inflationnistes et les anticipations de hausse des taux de la Réserve fédérale américaine (Fed), ce qui soutient le dollar et plafonne les gains de la paire.
Protéger son épargne face aux turbulences monétaires
La volatilité des devises et les incertitudes géopolitiques actuelles rappellent l'intérêt de détenir une partie de son patrimoine en dehors du circuit bancaire classique. Les lingots d'or et d'argent, ou les pièces d'or comme le Napoléon, le Krugerrand ou la Maple Leaf, constituent des supports d'épargne tangibles dont la valeur ne dépend d'aucun émetteur souverain. Alors que l'EUR/USD évolue au rythme des décisions politiques et des chocs énergétiques, l'acquisition de métaux physiques offre une alternative concrète pour préserver son pouvoir d'achat sur le long terme, dans une logique de débancarisation progressive.
Sources : BDOR
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