Le pétrole WTI chute de 6 % en une journée, plombé par les espoirs d'accord USA-Iran sur le détroit d'Ormuz
Le pétrole WTI chute de 6 % lundi à 90 $, plombé par les espoirs d'accord USA-Iran sur la réouverture du détroit d'Ormuz. Analyse et niveaux techniques.
Par Victor KOSTIK
Temps de lecture : 3 minutes

Sommaire
- Le WTI sous pression : 6 % perdus en une séance
- Détroit d'Ormuz : les déclarations contradictoires de Trump pèsent sur les cours
- Un marché encore loin de ses niveaux d'avant-conflit
- Analyse technique : le WTI vulnérable sous l'EMA à 20 jours
- L'or et les placements tangibles face à l'instabilité énergétique
En bref
Le WTI a perdu 6 % lundi pour retomber autour de 90 $ le baril, son plus bas niveau depuis plus de deux semaines.
Les espoirs d'un accord Washington-Téhéran, incluant la réouverture du détroit d'Ormuz, pèsent lourdement sur les cours.
Trump a évoqué un accord "largement négocié" avant de préciser qu'il n'y avait "aucune urgence" à conclure.
Techniquement, le WTI reste sous l'EMA à 20 jours (96,80 $), avec un plancher potentiel à 86,92 $ puis 78,88 $.
La réouverture de cette voie maritime, par laquelle transite un cinquième des expéditions mondiales de pétrole, soulagerait directement les économies asiatiques.
Le WTI sous pression : 6 % perdus en une séance
Le prix du pétrole WTI (West Texas Intermediate), coté sur le NYMEX, a accusé une chute de 6 % lundi lors des échanges européens, retombant autour de 90 dollars le baril, son plus bas depuis plus de deux semaines. Cette dégringolade s'inscrit dans une séquence baissière de quatre jours consécutifs, portée par l'espoir d'une résolution diplomatique entre Washington et Téhéran autour de la fermeture du détroit d'Ormuz.
Détroit d'Ormuz : les déclarations contradictoires de Trump pèsent sur les cours
Au cœur de la pression vendeuse, les déclarations de Donald Trump ce week-end. Le président américain a affirmé qu'un accord avec l'Iran avait été "largement négocié", incluant la réouverture de ce passage stratégique par lequel transite environ 20 % de l'approvisionnement énergétique mondial. Selon Axios, les deux pays seraient sur le point de signer un texte prévoyant une prolongation du cessez-le-feu de 60 jours : l'Iran s'engagerait à déminer la voie maritime et à garantir la libre circulation des navires, en échange de la levée du blocus américain sur les ports iraniens.
Pourtant, Trump a nuancé ses propres déclarations dans un message ultérieur, précisant qu'il n'y avait "aucune urgence à conclure un accord avec l'Iran", le temps jouant selon lui en faveur de Washington. "Le blocus restera pleinement en vigueur jusqu'à la conclusion d'un accord", a-t-il ajouté. Téhéran, de son côté, n'a confirmé aucune avancée réelle dans les négociations.
Reuters, citant l'agence Tasnim, indique par ailleurs que les États-Unis freinent certaines clauses, notamment sur la libération des avoirs iraniens gelés. Le secrétaire d'État Marco Rubio a lui-même tempéré les attentes, déclarant au New York Times qu'un accord nucléaire global ne pouvait être conclu "rapidement ni à la légère".
Un marché encore loin de ses niveaux d'avant-conflit
Depuis le début des hostilités au Moyen-Orient, le 28 février dernier, les cours du pétrole brut avaient grimpé de plus de 68 % en moins de deux semaines. La confirmation d'une trêve temporaire entre Téhéran et Washington avait ensuite amorcé une stabilisation, mais les prix restent environ 35 % au-dessus de leurs niveaux d'avant la crise. Une réouverture effective du détroit d'Ormuz soulagerait directement les grandes économies asiatiques, massivement dépendantes de cette artère pour leurs approvisionnements en pétrole et en gaz naturel liquéfié.
Analyse technique : le WTI vulnérable sous l'EMA à 20 jours
Sur le plan graphique, le WTI évolue nettement en dessous de la moyenne mobile exponentielle (EMA) à 20 jours, positionnée à 96,80 $, ce qui maintient la tendance de court terme en territoire baissier. L'indice de force relative (RSI) a glissé dans le bas de la quarantaine : suffisamment bas pour signaler une pression persistante à la vente, mais sans atteindre les extrêmes de survente, laissant ainsi de la marge pour une poursuite du repli si aucun catalyseur haussier ne se matérialise.
Niveaux à surveiller
À la baisse, le seuil des 90,00 $ constitue un premier plancher psychologique. Une rupture de ce niveau exposerait le baril à un retour vers le plus bas du 6 mai à 86,92 $. Sous ce support, la prochaine zone de fragilité se situe au plus bas du 17 avril, à 78,88 $.
À la hausse, seule une clôture journalière au-dessus de l'EMA à 96,80 $ permettrait d'atténuer la dynamique baissière actuelle et d'envisager un rebond durable.
L'or et les placements tangibles face à l'instabilité énergétique
La volatilité extrême du cours du pétrole depuis février illustre à quel point les matières premières énergétiques restent exposées aux chocs géopolitiques. Face à cette instabilité persistante, nombre d'épargnants cherchent à diversifier leur patrimoine vers des actifs moins corrélés aux tensions internationales. Les lingots d'or, les pièces d'or et les lingots d'argent font partie des solutions retenues par ceux qui souhaitent sécuriser une part de leur épargne hors du système bancaire traditionnel. Contrairement aux marchés financiers ou aux matières premières cycliques, l'or physique conserve une valeur intrinsèque indépendante des décisions de politique monétaire ou des aléas diplomatiques, ce qui en fait un outil de débancarisation concret à intégrer dans une stratégie patrimoniale équilibrée.
Sources : BDOR
Prenez en main votre patrimoine : que faire maintenant ?
Partager l'article :

ACHAT D’OR EN LIGNE - AGENCE BDOR
L’Agence BDOR, experte en métaux précieux vous informe sur l’actualité de l’or, le cours de l’or, de l’argent ainsi que sur les pièces et lingots d’or d’investissement. Vous souhaitez acheter de l’or, rendez-vous dans notre rubrique d’achat d’or en ligne.
Prix de l'Or
Mise à jour le 31/07/2026 à 13h30
NOUS SOMMES SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX

