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Ils ont travaillé jusqu’à l’épuisement : comment les baby-boomers ont sacrifié une partie de leur vie

Comment les baby-boomers ont sacrifié leur santé au travail pour préparer leur retraite, et ce que la génération Z change aujourd'hui.

Temps de lecture : 3 minutes

Ils ont travaillé jusqu’à l’épuisement : comment les baby-boomers ont sacrifié une partie de leur vie

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En bref

  • Les baby-boomers ont grandi dans une culture du devoir où le travail primait sur l'épanouissement personnel

  • Les Trente Glorieuses ont installé l'idée que la valeur d'un salarié se mesurait à sa productivité

  • Le terme burn-out, apparu dans les années 1970, a mis des mots sur un épuisement longtemps tu

  • La génération Z impose désormais des limites claires entre vie professionnelle et vie personnelle

  • La réforme des retraites de 2023 relance la question du financement d'une vie active plus longue

  • Diversifier son épargne via les métaux précieux reste une option pour sécuriser son patrimoine

Une jeunesse façonnée par le devoir et l'autonomie

Nés entre 1946 et 1964, les baby-boomers ont grandi dans une France en reconstruction, où le travail représentait avant tout une nécessité plutôt qu'un choix guidé par la passion. Gagner sa vie, nourrir sa famille, gravir quelques échelons sociaux : voilà les priorités qui structuraient les trajectoires professionnelles de cette génération. Pour les femmes, la carrière restait largement encadrée par les normes de l'époque, pensée en parallèle du mariage et des responsabilités domestiques.

Cette génération a aussi connu une enfance beaucoup plus autonome que celle d'aujourd'hui : rentrer seul de l'école, jouer dehors des heures durant, régler ses désaccords sans intervention immédiate d'un adulte. Cette liberté, parfois rude, a nourri une capacité à encaisser les difficultés sans forcément les verbaliser — une qualité admirable, mais risquée lorsqu'elle se transposait sans nuance au monde professionnel.

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Les Trente Glorieuses et la culture de la performance

Entre la fin des années 1940 et le milieu des années 1970, la France connaît une transformation économique spectaculaire : niveau de vie en hausse, entreprises en expansion, accès aux études élargi. Pour de nombreux baby-boomers, le contrat semblait limpide : travailler dur permettait d'améliorer durablement sa condition, d'acheter une maison, de financer les études des enfants ou de préparer une retraite confortable.

Cette réussite collective a aussi renforcé une conviction tenace : la valeur d'un salarié se mesurait à sa productivité et à sa capacité à ne jamais faiblir. Partir tard du bureau valait presque une preuve d'investissement, tandis que reconnaître un épuisement restait peu naturel. Le problème surgit précisément lorsque la persévérance, qualité admirable, se transforme en obligation permanente.

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Le burn-out et le choc des générations

Le terme burn-out émerge dans les années 1970 avant d'entrer progressivement dans le vocabulaire professionnel. Il décrit un phénomène que beaucoup de salariés avaient probablement déjà vécu sans pouvoir le nommer : l'épuisement lié au travail. Pour une génération élevée dans la culture du devoir, reconnaître cette fatigue profonde s'avérait particulièrement difficile, le travail ayant longtemps été présenté comme une valeur morale à part entière.

Quelques décennies plus tard, les jeunes actifs évoquent plus librement la santé mentale, l'équilibre entre vie personnelle et professionnelle ou le droit à la déconnexion. Le marché du travail a changé de visage : carrières moins linéaires, outils numériques omniprésents, frontière réduite entre bureau et domicile. Baby-boomers et génération Z ne subissent donc pas exactement la même pression, ce qui rend toute comparaison hâtive.

Préparer sa retraite sans reproduire les excès d'hier

La réforme des retraites entrée en vigueur avec la loi du 14 avril 2023 a repoussé progressivement l'âge légal de départ, relançant le débat sur la manière de financer une vie active plus longue sans reproduire les excès du passé. Plutôt que de miser uniquement sur l'épuisement au travail pour sécuriser son avenir, de plus en plus de Français cherchent à diversifier leurs sources de revenus et leur épargne dès aujourd'hui.

Parmi les options envisagées, l'investissement dans les métaux précieux, comme l'or ou l'argent, reste une valeur refuge appréciée pour se constituer un patrimoine complémentaire, à l'abri des aléas des marchés financiers traditionnels, en vue de la retraite.

Sources : BDOR - INSEE - Légifrance

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