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« Trop tôt pour baisser les taux, l'inflation ne descend pas assez vite », tranche la Fed

La présidente de la Fed de Dallas juge improbable une baisse des taux en décembre sans signe clair de reflux de l’inflation ou de choc sur l’emploi.

Temps de lecture : 2 minutes

«  Trop tôt pour baisser les taux, l'inflation ne descend pas assez vite », tranche la Fed

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En bref

  • Lorie Logan (Fed de Dallas) ne voit aucune justification à une baisse des taux cette semaine.

  • Une détente monétaire en décembre serait conditionnée à un repli accéléré de l'inflation ou un net ralentissement du marché du travail.

  • L’inflation reste trop élevée, l’objectif des 2 % est encore lointain.

  • Le marché du travail donne des signes de modération, sans rupture.

  • La consommation des ménages reste soutenue, portée par l’effet richesse lié aux marchés financiers.

Lorie Logan estime prématuré un nouveau recul des taux directeurs en décembre

L’intervention de la présidente de la Réserve fédérale de Dallas, Lorie Logan, a tranché net les spéculations d’un assouplissement monétaire à court terme. Selon elle, les conditions économiques actuelles ne justifient ni une baisse des taux immédiate, ni un signal accommodant pour le mois de décembre.

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Pas de terrain favorable à un assouplissement

Logan a confirmé qu’elle ne percevait aucune nécessité de réduire les taux cette semaine, invoquant une dynamique macroéconomique qui, malgré quelques signes de modération, ne plaide pas encore pour un virage monétaire.

Pour décembre, elle estime qu’un assouplissement supplémentaire ne pourrait se justifier qu’à la condition d’observer un recul rapide et confirmé de l’inflation, ou une nette dégradation du marché du travail. À ce stade, ni l’un ni l’autre ne sont réunis.

Une inflation trop résistante

Malgré des signaux encourageants, l’inflation demeure au-dessus de l’objectif de 2 % de la Fed. Logan a insisté sur le fait que celle-ci n'était « pas orientée de manière convaincante » vers cet objectif, ce qui maintient la pression sur la politique monétaire.

Elle rappelle que la Réserve fédérale reste engagée à livrer des résultats tangibles et durables en matière de stabilité des prix, ajoutant que le cap n’est pas encore atteint.

Un marché du travail qui ralentit… sans implosion

Du côté de l’emploi, Logan note que le marché du travail évolue vers un nouvel équilibre, en affichant un refroidissement progressif. Les indicateurs alternatifs utilisés par la Fed montrent que le seuil de création d’emplois nécessaire pour maintenir le plein emploi serait tombé à environ 30 000 postes par mois.

Malgré quelques annonces récentes de licenciements, les demandes d’allocations chômage et le volume des licenciements restent bas, ce qui rend une réaction immédiate de la banque centrale peu probable, selon elle.

La consommation reste soutenue

Logan a aussi évoqué la résilience de la consommation des ménages, qui dépasse encore la tendance de long terme. Cette vigueur est notamment alimentée par l’enrichissement boursier des ménages aisés, dans un contexte de hausse des marchés financiers.

Ce facteur complique la tâche de la Fed, car il entretient une demande excédentaire, susceptible d’alimenter la pression inflationniste.

Réaction des marchés

Les propos de Logan ont été jugés fermes par les analystes, avec une note de 6,8 sur 10 selon le Fedspeak Tracker de FXStreet. À la publication de ses déclarations, l’indice du dollar américain (DXY) progressait de 0,2 %, à 99,70, reflétant un regain de crédibilité du scénario de statu quo monétaire en décembre.

Sources : BDOR

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